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Tendances SEO 2023 : soyez prêt à relever les défis SEO à venir

Qui dit nouvelle année, dit nouvelles tendances SEO ! L’année 2023 n’échappe pas à la règle. Le référencement naturel est un domaine en constante évolution. Le moteur de recherche Google annonce régulièrement de nouveaux algorithmes (ou des mises à jour). Les technologies de l’intelligence artificielle occupent une place de plus en plus importante sur le web. Le comportement des internautes (ainsi que leurs attentes) changent régulièrement. Il est donc indispensable de faire une veille SEO, afin d’assurer un positionnement durable de son site internet. Le référencement naturel n’est pas une science exacte. Néanmoins, je vous partage quelques-uns des défis SEO qu’il faudra relever dans les mois et les années à venir. Tenez-vous prêt ! Vous allez avoir du pain sur la planche.

1. Scroll continu : en avant vers l’affichage des résultats sans fin sur desktop

Le scroll c’est quoi au juste ? Sans même vous en apercevoir, vous scrollez sur votre smartphone un peu (voire beaucoup). Le scroll consiste à faire défiler une page web vers le bas, afin d’accéder à davantage de contenu. Vous êtes-vous aperçu que depuis 2021, Google a lancé le scroll continu sur les smartphones ? Qu’est-ce que ça change dans les faits ? Les résultats de recherche se chargent automatiquement, sans que l’internaute ait besoin de cliquer sur « voir plus ». Sachez que le défilement continu sur desktop va progressivement faire son apparition dès 2023. En quoi la mise en place du scroll continu peut-elle avoir un impact sur le SEO ? Je vous partage quelques-unes de mes prédictions :

  • les habitudes de recherche des internautes risquent de changer, surtout s’ils restent plus longtemps sur les pages de résultats ;
  • les sites positionnés en première page de Google vont peut-être enregistrer une légère perte de trafic au fil du temps ;
  • les sites en pages 2 vont sûrement gagner en visibilité et en taux de clics (à condition que leurs balises meta soient soignées) ;
  • les résultats sponsorisés risquent eux aussi d’être impactés, si l’affichage dans les SERPs est modifié.

2. Google My Business : est-ce bientôt la fin du Google Local Pack ?

Peut-être n’avez-vous pas vu passer l’information. Certains médias (notamment le Journal Du Net) ont prédit la fin du Google Local Pack, à partir de mars 2024. Le pack local correspond à la mise en avant de trois fiches d’établissement (associées à Google Maps), suite à une recherche locale. La position dominante de Google My Business serait dans le viseur de l’Union Européenne. Il faut dire que cet outil gratuit s’est imposé, comme un levier indispensable pour améliorer son référencement local (n’en déplaise aux Pages Jaunes et à Yelp). Pour faire court : Google est accusé par la Commission européenne, d’avoir instauré un traitement préférentiel vis-à-vis de son annuaire local. L’objectif du projet DMA (Digital Markets Act) est de réguler les acteurs du web, afin d’équilibrer les rapports de force. Concrètement, à quoi peut-on s’attendre ? Google serait dans l’obligation de créer un annuaire géant, avec une page dédiée pour chaque établissement (voir simulation de l’affichage en photo). La principale conséquence serait une baisse de visibilité locale importante.

Simulation du nouvel affichage, suite aux modifications à venir sur Google My Business

À ce jour, Google ne s’est pas exprimé sur le sujet. D’autre part, l’optimisation d’une fiche Google My Business ça me connaît, puisque je propose trois offres d’accompagnement. Alors, d’ici à mars 2024 ça vous laisse le temps d’exploiter le plein potentiel de cet outil gratuit. Si je peux tout de même vous donner un conseil : il ne faut jamais mettre tous ces œufs dans le même panier. Si votre visibilité repose uniquement sur votre fiche d’établissement, vous feriez bien de revoir votre copie. Il est indispensable d’avoir un site internet, avec des pages web optimisées pour le référencement local.

3. Rédaction assistée par l’IA : le métier de rédacteur web va-t-il disparaître ?

Il paraît que je vais devoir changer de métier, car les logiciels de rédaction assistée par l’IA rédigent plus vite que moi. C’est pas faux, mais je préfère miser sur la qualité plutôt que sur la quantité. Dernièrement, j’ai lu que le logiciel Redaction.io avait pu produire l’équivalent de 63 romans en 36 heures. Vous imaginez bien ce que cela inspire à une rédactrice web qui prône la sobriété éditoriale. Internet est déjà inondé de contenus de mauvaise qualité et qui se ressemblent. Est-ce bien la peine d’en remettre une couche ? En tant que rédactrice web, je me dois de faire une veille pour suivre l’évolution de mon métier. J’avoue avoir testé ChatGPT et je ne me sens absolument pas menacée.

L’humain aura toujours une longueur d’avance. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’il est capable de ressentir des émotions et de les transmettre aux lecteurs. De plus, dans le processus de rédaction il est essentiel de tenir compte du contexte. L’environnement et la situation sont les clés pour structurer notre pensée, afin de mieux communiquer avec les internautes. Face l’agitation autour de l’intelligence artificielle, je préfère mettre l’humain au coeur des préoccupations SEO. J’ai la conviction qu’il y aura toujours des entreprises qui feront appel à un rédacteur web SEO. Dans le doute, j’ai quand même posé la question à ChatGPT. Je vous laisse découvrir sa réponse.

La réponse de ChatGPT à la question : « Le métier de rédacteur web va-t-il disparaître au profit de l’IA ? »

4. Google MUM : vers une meilleure compréhension des requêtes complexes et conversationnelles

MUM est l’acronyme de Multitask Unified Model (ou Modèle Unifié Multitâches). Le nouvel algorithme surpuissant de Google sera déployé progressivement dans les mois et les années à venir. Celui-ci est destiné à succéder à BERT (développé en 2018). Google MUM est basé sur une intelligence artificielle, qui permet d’améliorer l’analyse des requêtes complexes et conversationnelles. Autrement dit, il est en mesure de mieux comprendre le contexte dans lequel la recherche est effectuée. L’objectif à terme est d’apporter des réponses plus pertinentes, à des requêtes toujours plus complexes (notamment du fait de leur longueur). Pour relever ce défi, MUM ne se limite pas au traitement du langage naturel. Plus puissant que BERT, ce nouvel algorithme est à la fois :

  • multimodal : il est capable de comprendre et d’extraire des informations, de différents contenus en simultané (texte, image, vidéo, audio) ;
  • multilingue : il supprime la barrière linguistique, puisqu’il analyse les données dans 75 langues différentes ;
  • multitâche : il peut effectuer plusieurs tâches simultanément (langue, localisation, format), afin de proposer les réponses les plus pertinentes.

Parallèlement, la recherche visuelle enregistre une forte croissance (merci Google Lens). D’où l’importance d’optimiser les images de son site web. Quelque chose me dit que l’algorithme MUM va bouleverser l’affichage des résultats dans la SERP (à l’instar des vidéos qui occupent de plus en plus le haut de la page de résultats).

5. Helpful Content Update : priorité au contenu écrit par des humains pour des humains

Rappelons que Google Helpful Content Update a d’abord été déployée sur les contenus en anglais (en août 2022). Depuis décembre 2022, son application s’étend à toutes les langues (y compris le français). Cette nouvelle mise à jour de l’algorithme de Google vise à :

  • évaluer l’utilité des milliards de pages indexées par le moteur de recherche ;
  • favoriser le contenu de qualité et qui répond aux attentes des internautes ;
  • pénaliser les sites internet qui proposent du contenu inutile et de qualité médiocre ;
  • lutter contre le spam et les contenus générés automatiquement grâce à l’IA.

De nombreux experts SEO ont d’abord cru à un simple effet d’annonce (vous savez, la fameuse stratégie de communication par la peur). Pourtant, un article publié par Olivier Andrieu semble montrer que la mise à jour produit ses premiers effets. La question est : Helpful Content Update sera-t-elle un filtre de nettoyage aussi efficace, que Google Panda il y a une dizaine d’années ? Une chose est sûre : la chasse aux contenus de mauvaise qualité continue plus que jamais (et c’est tant mieux).

6. Google EAT devient EEAT : l’expérience du créateur de contenu devient un critère

Vous connaissiez (ou pas) Google EAT ? Désormais, le critère d’expérience s’ajoute à l’expertise, à l’autorité et à la confiance. EEAT est un concept important à connaître, pour réussir sa stratégie de référencement naturel. Derrière cet acronyme se cachent les quatre principaux critères Google, qui servent à déterminer la valeur d’un contenu. Pour être crédible aux yeux du moteur de recherche, vous devez porter une attention particulière à :

  • l’expérience : le contenu doit démontrer d’un certain niveau d’expérience du sujet en question (en particulier s’il s’agit d’une page qualifiée de Your Money, Your Life*) ;
  • l’expertise : le créateur du contenu doit se positionner en tant qu’expert dans son domaine, en s’appuyant sur des sources fiables (afin de traiter le sujet de manière exhaustive et pertinente) ;
  • l’autorité (authority) : l’autorité renvoie à la notoriété d’un contenu, mais aussi à celle de son auteur (elle est notamment influencée par le nombre de liens externes en provenance de sites de confiance) ;
  • la fiabilité (trust) : le critère de fiabilité regroupe à la fois la crédibilité de l’information et le degré de confiance des internautes (ce dernier est notamment évalué grâce aux avis clients positifs).

* Les pages YMYL proposent du contenu sur les thématiques de la santé, la finance, le juridique et la politique.

7. Core Web Vitals : vers un impact grandissant de l’expérience utilisateur sur le SEO

Les Core Web Vitals (ou Signaux Web Essentiels) correspondent aux trois indicateurs, qui permettent d’évaluer les performances d’un site internet. Pour créer une expérience utilisateur (UX) engageante, il ne suffit pas d’avoir un site web mobile-friendly. Le ressenti de l’internaute pendant sa navigation envoie des signaux forts au moteur de recherche. Afin de mesurer la performance technique d’une page web, Google prend en compte les trois critères suivants :

  1. Le temps de chargement (Largest Contentful Paint) : le LCP mesure la vitesse de chargement d’une page (un site web trop lent peut générer de la frustration chez l’internaute et avoir un impact négatif sur le taux de conversion).
  2. L’intéractivité (First Input Delay) : le FID permet de mesurer la réactivité d’un site, suite à une interaction de l’internaute avec un élément (un site web réactif fait une bonne première impression).
  3. La stabilité (Cumulative Layout Shift) : le CLS mesure la stabilité visuelle du contenu d’une page web (une mise en page instable peut causer une UX négative et être à l’origine d’un taux de rebond élevé).

Notez qu’il est possible d’analyser le niveau de performance des URLs de son site (médiocre, à améliorer, bon) via la Google Search Console.

Rapport Google Search Console sur les signaux web essentiels

8. La longue traîne : déployer une stratégie « long tail » est en passe de devenir indispensable

La longue traîne (ou « long tail ») désigne l’ensemble des mots-clés à faible volume de recherche. La concurrence sur le web étant de plus en plus féroce, la stratégie de la long tail fait partie du kit de survie SEO (en particulier pour les sites E-commerce). Au premier abord, travailler des mots-clés peu recherchés par les internautes peut sembler une perte de temps. Pourtant, cette stratégie s’avère payante face à la multiplication des contenus et des canaux. En effet, la longue traîne présente des avantages non négligeables :

  • augmenter de manière significative le trafic sur son site : cumulés les uns aux autres, les mots-clés de longue traîne représentent une part de trafic important ;
  • avoir une meilleure visibilité sur la SERP : Google privilégie les contenus qui répondent avec précision à l’intention de recherche (plus un mot-clé est précis, plus il augmente ses chances de bien se positionner) ;
  • améliorer son taux de conversion : la long tail est une source de chiffre d’affaires sous-exploitée (les mots-clés spécifiques ont un meilleur ROI que les mots-clés génériques).

9. La vidéo : un outil incontournable à intégrer à sa stratégie d’inbound marketing

Ça ne vous aura pas échappé : le format vidéo explose sur le web et sur les réseaux sociaux (la percée fulgurante de TikTok y est pour beaucoup). Qu’on se le dise ! Combiner vidéo et SEO est le nouveau combo gagnant, pour Ranker sur Google. De plus en plus, le moteur de recherche favorise les vidéos en les plaçant en haut de la SERP. Incontestablement, ce sont les formats courts et simples à consommer qui ont le plus de succès. Désormais, pour surfer sur la vague du snack content il faut être prêt à :

  1. Transmettre un message rapidement : la durée idéale d’une vidéo va dépendre du type de contenu et de son objectif (idéalement, elle sera comprise entre 3 et 10 minutes).
  2. Attirer et retenir l’attention de l’internaute : le temps d’attention des internautes est de plus en plus court. Une étude menée par Microsoft en 2015 révélait que le temps d’attention moyen était de 8 secondes (je doute qu’il ait beaucoup augmenté).
  3. Créer un impact émotionnel : le contenu vidéo est un levier très intéressant, pour faire appel aux émotions des internautes.
  4. Humaniser son entreprise : vos clients potentiels achètent plus qu’un produit ou un service. Ils adhèrent à des valeurs et à un état d’esprit.
  5. Valoriser son expertise : un tutoriel, une présentation produit ou encore une vidéo d’entreprise permettent de valoriser de manière ludique et pédagogique son expertise et son savoir-faire.

10. Link Spam Update : va-t-on vers une baisse de l’impact des backlinks dans l’algorithme ?

John Mueller (employé de Google) a récemment indiqué, que l’importance des backlinks allait baisser dans les années à venir. Pour rappel, un backlink est un lien en provenance d’un site extérieur qui pointe vers une page de votre site web. Nombreux sont ceux qui mettent en place une stratégie de liens externes, dans le but d’augmenter l’autorité de leur site. L’une des techniques les plus courantes est l’achat de liens sur des plateformes de netlinking. Google a toujours été contre l’achat de backlinks, dans le but d’améliorer son référencement. Seulement voilà, jusqu’alors le géant américain n’avait aucun moyen d’identifier les liens achetés. Lancée le 14 décembre 2022, la mise à jour Link Spam Update a pour objectif de lutter contre les liens de faibles qualité et le spam. Autrement dit, Google entend bien accorder moins d’importance aux liens externes dans son algorithme. Ces derniers serviront uniquement pour faciliter la découverte des pages, lors de la phase de crawl. À titre personnel, je trouve que c’est une bonne chose. La meilleure attitude à adopter est d’obtenir des backlinks naturels, en produisant des contenus de qualité (c’est ce que j’appelle une récompense au mérite).

En résumé, l’année 2023 s’annonce comme une année mouvementée et pleine de surprises (j’adore les surprises !). Les mises à jour successives de Google risquent de secouer le monde du SEO (même pas peur ! ). Quant à l’intelligence artificielle, elle ne remplacera jamais le cerveau ni l’expertise d’un rédacteur web SEO. Au mieux, elle nous fera gagner du temps pour automatiser certaines tâches chronophages (d’ici là, elle a encore beaucoup de progrès à faire). Pour reprendre une citation de Socrate : « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». Malgré tout, il y a deux choses dont je suis sûre : Content is King et il faut remettre l’humain au cœur de sa stratégie SEO. Plus que jamais, pour se lancer dans le SEO il faut s’entourer des bonnes personnes.